Introduction : monter une saynète (une scène biblique)

Saynète : "Tous utiles !"

Sketch : L'hospitalité d'Abraham

Animation suivie d'une Saynčte : "La vigne de Naboth"


La scène biblique

Nous appelons "scène biblique" un jeu scénique, une "saynète" présentant un événement tiré ou inspiré de l'histoire biblique et qui préserve le climat d'origine sans faire "reconstitution"  . La durée est variable, l'interprétation n'est pas caricaturale. La scène peut s'insérer dans le déroulement d'une réunion, d'un culte ou d'une célébration. On parlera de spectacle quand il y aura un moment totalement réservé à la présentation de scènes.

Réponse à quelques questions...
 


Il faut savoir faire participer les enfants ou les adultes en fonction de leurs capacités. On ne doit forcer personne à jouer devant un public. Dans le montage d'une scène, il y a différentes fonctions possibles, dont certaines ne demandent pas d'affronter le regard de l'auditoire.
 


Dans certains cas, il vaut mieux ne pas avoir de texte à mémoriser. Pourquoi ? Parce que si l'on dispose de très peu de temps, et si ce peu de temps est consacré à la mémorisation du texte, il ne restera rien pour tout l'aspect intéressant du travail : l'interprétation, les nuances, les émotions et bien-sûr, le visuel. Pour qu'une scène soit vivante il faut apprendre plus que "par coeur" et cela demande un gros travail. Nous proposons donc des choeurs parlés qui ne nécessitent pas forcément de mémorisation. Mais en ce qui concerne les scènes, on peut aussi éviter ce problème, en laissant certains acteurs lire ou dire un texte en "voix off" pendant que d'autres vivent la situation sur scène. Cette formule convient particulièrement aux enfants qui ont parfois du mal à projeter leur voix. Le texte étant dit au micro, tout le monde entend. Le travail portera davantage sur le jeu et l'interprétation. Cette formule est possible pour certaines scènes, surtout quand le texte n'est pas trop abondant.
Si la mémorisation ne pose pas de problème aux participants, alors il y a nécessité de faire suffisamment de répétitions pour que le texte soit associé aux déplacements, mouvements, intentions de la scène.


Cette réflexion fait référence à une sorte de théâtre qui a certes de l'intérêt mais qui n'est pas la seule forme possible. Nous allons peu au théâtre, il est vrai, et celui que nous voyons à la télévision est souvent d'un seul genre : un acteur joue un unique rôle d'un bout à l'autre de la pièce, les décors reproduisent par exemple, un salon bourgeois avec tous ses accessoires, une place publique avec réverbère etc.
Nous proposons dans ce livre, des choeurs parlés, des scènes qui ne réclament aucun accessoire ou presque, aucun costume, aucun éclairage sophistiqué. Toutes ces "simplifications" offriront au bout du compte une grande richesse, tant pour les "spectateurs" que pour les "acteurs". Simplicité ne veut pas dire pauvreté. Il faut se souvenir qu'un acteur peut créer à lui seul tout un univers imaginaire et le faire partager (pensons à Raymond Devos, Michel Boujenah, ou Philippe Caubère) mais nous ne perdrons pas de vue que nous aurons affaire à des comédiens amateurs.
 


Cette expression est utilisée en toute innocence par beaucoup. Elle n'est pas adaptée, parce qu'elle suppose que le personnage existe en dehors de l'acteur. Le personnage serait alors une sorte de fantôme que l'acteur devrait habiter, ou bien que le fantôme viendrait habiter l'acteur ! Cette idée est malheureusement entretenue par certains comédiens; beaucoup la rejettent et parmi les plus grands. Jouer un rôle, c'est trouver en soi-même toutes les ressources pour composer le personnage. Il n'y a pas possession ou acte magique, non, mais un travail raisonné, comme celui du peintre qui choisit ses couleurs dans sa palette. Bien sûr, l'acteur doit avoir une palette et pour cela il nourrit sa réflexion, son imagination de l'observation ; observation de soi-même, des autres, de la vie. Il y a une écoute indispensable avant de faire parler le personnage.


On dit d'une pièce qu'elle fait "patronage" quand elle est moralisatrice et de peu de valeur (définition du Lexis). Mais qu'est ce qui fait le "peu de valeur" ? Essayons un inventaire...

- Un excès de costumes et d'accessoires qui tentent de palier les manques des acteurs.
- Une débauche d'effets techniques (lumières, musiques) qui ne masquent pas la pauvreté du jeu.
- L'utilisation de carton ou de papier crépon pour les décors.
- Des costumes mal assumés (Ce n'est pas la couronne ou le manteau qui font la majesté d'un roi).
- Les acteurs qui "décrochent" et se mettent à rire ou à regarder le public.
- La gentille flatterie d'une "petite vedette" à qui on laisse "bride sur le cou", au détriment des plus timides.
- La présence d'une partie dansée ou chantée trop longue, introduite dans le spectacle pour la simple raison qu'il y a un danseur ou un chanteur à utiliser dans l'équipe.
- Des changements de décors ou des transitions trop longs (parfois plus longs que la scène elle-même.), noirs bruyants, coupures brutales...
- Des anachronismes involontaires.

Si la pièce est humoristique, elle doit faire sourire ou rire, mais sans que le public ne rie au dépend des acteurs ! D'autre part, il ne faut pas se satisfaire des sourires condescendants en particulier à l'égard des enfants. A la fin du spectacle, il serait bon que les spectateurs applaudissent  parce qu'ils ont été touchés, émus, réjouis, et pas seulement parce que "leurs chères têtes blondes" jouaient.

Pratique : une saynète... "Tous utiles !"

Pour des renseignements complémentaires pour monter des scène bibliques
voir nos outils d'animation : CD ROM et livres