Voici quelques principes d'une séance :
Il va s'agir de vivre et de comprendre le texte de
l'intérieur. L'animateur lit une portion du texte. Attention, il ne lit pas
l'intégralité tout de suite puisqu'il faudra le faire découvrir pas à pas.
Une fois la première portion de texte lue à haute
voix (lire plusieurs fois s'il le faut), il propose un ou plusieurs
jeux-exercices qui aident à faire sentir l'espace, le temps, une donnée
psychologique, les tensions et enjeux du texte.
La difficulté de ce genre d'animation est de faire
le lien entre les jeux-exercices et le texte proprement dit. Il faut toujours
introduire les jeux en laissant une part de mystère à découvrir. On revient
le plus souvent possible au texte. Au bout du compte il aura été lu des
dizaines de fois. Une autre difficulté est de bien gérer le temps, d'équilibrer
les différentes parties : ne pas passer trop de temps sur un jeu de moindre intérêt
ou long à mettre en place, alors que l'essentiel est ailleurs. Cela suppose une
préparation méticuleuse.
L'intérêt de l'animation réside dans le fait que
tout le monde trouve sa place. Chacun peut vivre tous les rôles et ainsi entrer
dans "l'humanité" du texte. Très souvent, nous avons vu l'intérêt
croître au fur et à mesure de la séance. Car si les textes, avant de commence
apparaissent à certains comme un peu mièvres ou convenus à l'instar des
images pieuses, très vite, en entrant corporellement dans la réalité des événements,
ces impressions disparaissent et l'imagerie laisse place à un vécu bien plus
riche. Du coup, la force du texte est une réalité pour chacun. Les
participants et animateurs en ressortent enrichis de questions multiples, d'émotions,
d'empreintes physiques.
Ces animations n'ont pas pour finalité le montage
d'une saynète à présenter, mais l'expérience prouve que souvent une "réalisation"
est demandée. Presque toutes ces animations ont donné lieu à une saynète.
Parfois très brève, peu "spectaculaire", elle est seulement la
petite trace visible d'un travail beaucoup plus profond qui n'est pas
"montrable".
Monter une saynète est très intéressant, c'est
un travail à part entière qui n'a pas les mêmes buts qu'une animation.
Préambule :
- Jeu de mise en situation
- Prolongements sous forme de discussion, de
réflexion en groupe
Plusieurs
étapes, avec, dans chacune :
1) Lecture biblique
2) Eclairage sur le texte biblique
(vocabulaire, situation géographique, présentation des personnages)
3) Jeu éclairant un aspect du texte qui
vient d'être lu
4) Prolongements sous forme de discussion, de
réflexion de groupe
Inventer
et donner
1) Clore la séance en présentant une saynète
à des personnes extérieures. Ou bien séparer le groupe en 2, la moitié
donne, l'autre reçoit, et vice versa.
2) Chaque enfant invente et écrit sur une carte
une phrase en rapport avec ce qu'il a compris du texte biblique, et il offrira
cette carte à qui il veut (parents, amis etc.).
3) On apprend ensemble un chant, un refrain, une
comptine, qu'on pourra chanter chez soi, et reprendre en début de séance
suivante.
Pour
les jeux, comment s'organiser ?
- Trouver des jeux en lien avec le texte.
- Revenir au texte biblique même au milieu du jeu.
- Gérer le temps de jeu pour qu'il ne "déborde"
pas (excitation).
- Ne pas passer trop de temps sur un jeu, même
s'il a du succès !
- Ne pas perdre de vue que le but c'est de mieux
comprendre un épisode biblique.
- Dans les jeux d'identification, tout le monde
joue tous les rôles.
Les
consignes générales
- L'enfant joue en respectant la règle et les
consignes du jeu
- L'animateur fait évoluer les enfants pour
permettre un affinement des conduites
- L'animateur encourage les initiatives originales,
aide à les explorer.
- L'animateur pousse les enfants à trouver :
- l'attitude, le geste juste (nés de l'observation
du réel)
- l'attitude, le geste économique (sobriété)
- l'attitude, le geste lisible par autrui.